Bilan 2019 : fin de 3 années de nomadisme autour du monde

  • Janvier 2019 : les road trip se suivent mais ne se ressemblent pas

L’année 2019 commence par la fin d’un road trip sublime en Tasmanie. Nous quittons l’île pour en rejoindre une autre, plus grande. Direction Melbourne ! Nous terminons/commençons l’année entre amis, dans un festival que nous n’avons pas rejoint par des moyens légauxAventures, fête et amitiés résument assez bien l’année écoulée.

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Mon projet est de poursuivre ma découverte du pays en partant pour l’Ouest. N’ayant plus de véhicule et ayant seulement quelques mois restant sur mon Visa, je ne songe même pas à racheter un véhicule et me penche sur l’idée de rejoindre une team de voyageurs déjà existante.

Je quitte une énième fois mon amoureux et pars, un peu sur un coup de tête, retrouver un couple de voyageurs avec le même projet : découvrir le Sud puis l’Ouest de l’Australie. J’expérimente la vie en tente et savoure chaque instant de cette liberté ultime.

Néanmoins, l’entente entre mes deux co voyageurs n’est pas toujours au beau fixe et le courant ne passe pas franchement entre nous 3. Tanpis ! Nous traversons un désert, nous rencontrons d’autres voyageurs avec qui nous formons un convoi et la vie est belle.

  • Février : no plan is always the best plan

La Côte Ouest du pays regorge de plage plus sublimes les unes que les autres. Cependant plus nous avançons, plus l’ambiance entre-nous (et surtout entre-eux !) se détériore. Je quitte mes travelmates à Freemantle pour être seule de nouveau. En attendant de retrouver un autre convoi, direction Darwin, je découvre Rottnest Island et Perth. Dans le même temps, un incendie ravage le parc de Karijini (un highlight de la côte ouest) tandis que la station balnéaire de Exmouth attend d’être frappé par un ouragan … Évidemment, les propositions de road trip s’amenuisent et mon projet de boucler cette boucle s’éloigne de plus en plus. J’étudie toutes les possibilités avant d’écouter le karma et de faire un retour totalement inattendue à Melbourne.

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Je profite une dernière fois de ceux que j’ai laissé là-bas avant de booker mon billet pour la Nouvelle-Zélande. L’Australie, c’est fini ! J’ai beaucoup de mal à réaliser que je clôture 2 ans de vie ici … Mais pour un tas de raisons, I’ll be back someday for sure !

Je suis déjà nostalgique mais tout de même surexcitée de débuter un nouveau projet. J’arrive à Auckland, bien décidée à digérer ces deux dernières années dans le plus grand des calmes. C’est pourquoi je fais le choix d’intégrer un HelpX dans un centre de yoga et de méditation.

Je découvre un pays voisin complètement différent. Les énergies qui s’en dégagent ne m’inspire que du bon et mes escapades aux alentours me donnent envie de découvrir ce pays plus longuement (lors d’un futur WHV clairement !).

  • Mars : à la découverte de la Mélanésie

Cela tombe bien, mon copain me rejoint pour un nouveau road trip : nous décidons de vadrouiller quelques jours dans le Nord de l’île du Nord. Et, grande première, nous investissons dans un van (une location bien sûr) : nous qui n’avons connu que nos 4×4 aménagés avons la nette impression de nous faire upgrader !!

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Nous enchaînons les spots magnifiques, les randonnées, les sources thermales dans le décor du Seigneurs des Anneaux avant de, déjà, faire nos adieux à ce pays.

J’ai beau être dans l’avion, je ne réalise pas que nous nous envolons pour la Polynésie. Tahiti, c’était ma récompense. Je me l’était formulé à demi mot dans ma tête, des mois auparavant. Et aujourd’hui nous sommes à bord d’Air Tahiti Nui, avec des fleurs de tiaré dans les cheveux.

L’accueil que me réserve la famille de mon copain fait plus que chaud au cœur. Après des années de vadrouille, je me sens en famille. Je découvre également le voyage à deux sous un autre angle, mon amoureux étant chez lui pour me faire découvrir son île.

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Tahiti, Moorea, Rangiroa : je tombe complètement amoureuse de la Polynésie, de la richesse de sa culture et de ses habitants.

  • Avril : nouveau départ

L’heure du départ approche. Je dégringole de mon nuage lorsque mon copain me quitte. Se faire larguer sur une des plus belles îles du monde, vous parlez d’un karma !!

Quelques jours seulement me séparent de mon départ de l’île et je n’ai plus de logement. Comme par miracle, je retrouve ma sœur qui débarque tout juste à Papeete. J’ai beau essayer de profiter jusqu’au bout, je vis très mal cette rupture et je quitte la Polynésie le cœur plus lourd et vide que jamais.

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A l’image de mon humeur, mon trajet pour rejoindre le Vietnam est long et laborieux. Je passe 4 jours dans les airs à me demander comment je vais réussir à profiter de ce nouveau pays et de quelle manière vais-je pouvoir m’investir dans mon voyage solo de nouveau.

J’arrive à Hanoï et pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas envie de bouger. Je reste presque une semaine dans cette ville à cent à l’heure, pour réfléchir à la suite de mes plans. Le cœur n’y est toujours pas mais heureusement, le Vietnam me conquit. Je planifie un road trip à moto, je fais de l’urbex, je marche des kilomètres en solo dans les villes, je fais de chouettes rencontres. Tout ceci me redonne un peu confiance et m’encourage.

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Par hasard, sur Facebook, je découvre une annonce de house & pet sitting en Thaïlande. Quelques échanges via Skype plus tard, je book un vol pour Bangkok. Haut les cœur ! On the road again !

  • Mai : la vie sur une île déserte

A peine débarqué de l’avion, je saute dans un mini van pour rouler jusqu’à l’extrême Sud du pays, prendre un ferry et rejoindre l’île de Koh Chang. Les propriétaires des lieux m’accueillent chaleureusement et me montrent ce que sera ma nouvelle vie.

Se baigner dans les piscines des hôtels, manger de succulent pad thaï à la cantine d’en face, prendre soin des 2 adorables chiens, explorer l’île à scooter vont être mon quotidien. Nous sommes en basse saison, ce qui fait que l’île est quasi déserte. Beaucoup de commerces sont fermés, il y a peu d’animation : seules les familles Thaï qui vivent ici à l’année sont présentes et en vacances. Je profite de ce calme pour me lancer à fond dans l’écriture et débuter un roman. Pour ne pas devenir totalement ermite, je « retourne à l’école » et m’inscris à une formation pour apprendre le massage thaïlandais.

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  • Juin : le retour de la bougeotte

Mon diplôme en poche, j’en profite pour aller explorer l’île. Mes hôtes seront bientôt de retour et je n’ai toujours pas prévu la suite des événements … Cela fait bientôt 1 an que je voyage sur le budget de mon dernier en boulot, en Australie. J’ai envie de continuer à voyager mais sans WHV, je ne peux pas travailler sur place et je sens qu’il serait temps que je songe à rentrer …

Les proprio rentrent et je n’ai pas le cœur à quitter l’île. Nous profitons du retour du beau temps ensemble, après des jours de mousson. Après quelques jours de rab, l’envie de reprendre la route me démange. Depuis 2 mois que je suis en Thaïlande, je ne connais qu’un petit bout d’île (déserte, de surcroît !), je prends alors la direction de Chiang Mai.

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  • Juillet : retour en France

Près de 1000 jours se sont écoulés sur la route. Doucement mais sûrement. Dans le désert, au bord de la mer ou dans les montagnes. Je quitte Bangkok pour la France : pour Paris. Après m’être arrachée les cheveux une dernière fois sur des combinaisons de vol pour reculer mon retour le plus possible, je me rends à l’évidence. Comme toujours, le dilemme est intense. J’ai, d’une part, envie de serrer mes proches de nouveau dans mes bras. Nous ne sommes qu’au mois de Juillet mais je pense déjà à Noël, à l’ivresse des retrouvailles et des bons moments entre amis. D’autre part, je sais aussi que ma vie n’est plus là-bas. Que le retour sera bien évidemment difficile. Que je passerais des mois sans même pouvoir ouvrir mes fichiers de photos. Que ce qu’il me restera de ces 1000 jours ne sera plus que dans des conversations ou bien mes souvenirs.

Très vite après le shot d’amour lié aux retrouvailles, je m’ennuie. Fort heureusement, c’est la période des festivals en France et j’ai des compagnons de route à retrouver aux 4 coins du pays. Ni une ni 2, je refais mon sac avec un plaisir non dissimulé. Je réserve des auberges, j’utilise le CouchSurfing, je dors chez des amis. Ces vagabondages en terrain connu me font le plus grand bien.

Je découvre avec bonheur le Festival de l’Aborigène : c’est la première fois que j’expérimente un festival en solo et en tant que bénévole.

Mes pérégrinations m’amènent à Toulouse et je sens que cette ville me plaît. Le climat y est bon, l’accent est chantant quand il n’est pas carrément hispanique.

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  • Août : vacances estivales à l’Océan

Je quitte Toulouse pour Paris mais je n’arrive pas à me résoudre à reprendre un travail. En même temps, je n’arrive pas non plus à me souvenir depuis combien de temps je n’ai pas pris de vacances en France, au sens classique du terme …

Alors je prends le train pour des vacances avec mes parents direction Arcachon.

  • Septembre, Octobre, Novembre : sédentarité en ville

Je tombe sur une annonce pour faire les vendanges à 30km de Toulouse. Recluse dans la campagne picarde, à 800 kilomètres de là, je passe un coup de téléphone et c’est parti pour la saison !

Je rentre chez mes parents, charge mon vélo de ma tente et mon tapis de sol (qui seront ma chambre pendant les prochains mois) et je saute dans un train direction la ville rose.

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  • Décembre :

Il est loin le temps du voyage et des aventures au quotidien … J’ai plusieurs boulot, j’habite en colocation en ville et je m’ennuie ferme. Je subie la sédentarité comme jamais.

Le retour en France est d’autant plus violent que je n’ai pas de prochaines dates de départ. En revanche, je me concentre sur les 1001 projets qui m’animent. Voyager fera toujours partie de ma vie mais je me questionne de plus en plus sur mon empreinte carbone. Je n’exclue pas de repartir dans les îles Mélanésiennes mais désormais, ça sera sans avion … To be continued.

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N’hésitez pas à partager le bilan de votre année 2019 dans les commentaires ! Et vous, quels sont vos plans pour l’année 2020 ?

2 réflexions sur “Bilan 2019 : fin de 3 années de nomadisme autour du monde

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